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Entre 3 et 6 ans, l’enfant a BESOIN de devenir autonome. Il en a besoin pour son développement personnel…
Facile de s’en rendre compte, l’enfant veut tout faire comme les «grands»: se servir à boire, passer le balai, etc.
Or, l’adulte lui réponds trop souvent : «Non! Ne touche pas», «Non! Ne fais pas ceci ou cela», «non »…«non » « non»… !

C’est pourtant exactement l’inverse de ce dont il a BESOIN…
Déjà pour LUI, pour sa propre construction, mais aussi pour NOUS car plus l’enfant est autonome moins il aura besoin de notre aide et plus cela soulagera notre quotidien…
Pour favoriser cette AUTONOMIE, nous devons donner à l’enfant les moyens de faire une activité tout seul dans un cadre précis avec des conditions à respecter.

Comment faire ?

Lui donner accès à des ACTIVITÉS ou des SUPPORTS qui comportent, autant que possible, une AUTO-CORRECTION.

C’est bien pour favoriser cette autonomie que Fasslii propose de nombreux supports auto-correctifs comme par exemple :

En arabe : les cartes à pinces pour consolider la différence entre les lettre solaires et lunaires

En français : les carnets de lecture des sons complexes avec la consolidation progressive de chaque son complexe. Le principe est simple : faire lire à l’enfant des mots qui contiennent qu’un son complexe nouveau à la fois pour qu’il consolide l’apprentissage de ce dernier. Pour se faire, l’enfant doit lire chaque mot puis vérifier tout seul en regardant la photographie correspondant au mot jusque-là cachée par une feuille de couleur.

Ou le support pour apprendre concrètement à l’enfant la différence entre l’eau, la terre et l’air. L’enfant joue avec plusieurs cartes qu’il doit mettre au bon endroit en fonction de la catégorie à laquelle appartient les photographies se trouvant sur les cartes. Une fois les cartes ordonnées l’enfant pourra les retournées et ainsi vérifier ses réponses en toute autonomie grâce à un code couleur prédéterminé.

Mais aussi, nous pouvons :

  • lui PRÉSENTER une activité ou un support (c’est à dire lui montrer PRÉCISÉMENT comment se servir de cette activité ou utiliser ce support) pour lui donner la possibilité de la refaire tout SEUL;
  • VÉRIFIER que les consignes ont bien été comprises avant de passer à l’exercice en posant la question à l’élève (ou à certains des élèves) et en lui demandant de reformuler les consignes à sa façon ;
  • VÉRIFIER que l’enfant a bien tous les « outils » pour faire l’exercice que nous lui demandons ou que l’activité est bien complète et rangée ;
  • permettre à l’enfant de CONSOLIDER SEUL ce qu’il a appris le nombre de fois qu’il le souhaite, tant qu’il en ressentira le besoin en laissant l’activité ou le support réutilisable à disposition dans la classe.

Concernant plus précisément l’auto-correction…

Voilà ce que je pourrais dire à tous ceux qui sont contre l’autocorrection…

En tant qu’enseignant vous pouvez craindre que l’enfant veuille regarder immédiatement la correction sans réfléchir. C’est vrai que cela est possible…
Mais…rappelons-nous ce que nous voulons…
Nous voulons tous que l’enfant apprenne bien, que notre enseignement lui soit profitable et ce pour longtemps incha Allah. A défaut, cela viderait TOTALEMENT de sens notre mission.
Toutefois, pour y arriver, il faut notamment deux ingrédients.

Le premier que l’enfant soit actif dans ses propres apprentissages car, s’il est en demande, il retiendra bien mieux et plus facilement la réponse que nous allons lui apporter. Or, dans ce cas précis, l’enfant a tous ses sens éveillés, il est prêt à recevoir le savoir, il a envie d’apprendre. Il prendra alors plaisir à chercher les réponses et n’aura pas envie de tricher.

Le second que l’enfant puisse apprendre de ses erreurs sans se sentir jugé et sans ressentir de pression de la part de l’adulte…

Pour cela, il faut que l’erreur ne soit plus négative aux yeux de l’adulte (et donc de l’enfant…) mais qu’elle apparaisse, bien au contraire, comme étant partie intégrante de l’apprentissage…
L’auto-correction est un moyen incontournable et TRÈS EFFICACE pour arriver à ce résultat.
Si l’enfant se trompe, il s’en rendra compte avec l’auto-correction et en s’auto-corrigeant, il appendra tout seul de ses erreurs…
À y regarder de plus près, n’est-ce pas l’exemple même d’un apprentissage bienveillant, positif et efficace au centre duquel doit se trouver l’enfant ?…

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